Il y a quelque chose qui me parle beaucoup dans les visages d’enfants. La spontanéité, la candeur, le monde de possibilités dans leurs grands yeux…  

Je pense que c’est parce que je m’y reconnais. Je ne suis pas une adulte.

Je suis tombée sur une phrase sur Instagram un moment donné qui disait : « Adulthood is the worst hood ever », et j’étais tellement d’accord.

Cette phrase, elle vibrait dans mes tripes. Je me suis mise à y réfléchir pas mal et j’ai compris pourquoi être adulte, c’est le pire hood ever.

C’est pas d’être physiquement ou intellectuellement un adulte qui est tough, c’est ce qu’on attend d’un adulte : être sérieux, responsable, avoir une « vraie job », surveiller ses finances, être raisonnable…

Mais j’ai toujours été une personne qui voit grand, qui a des idées folles, des projets qui s’écartent du chemin tracé devant moi. Partir travailler dans une auberge de jeunesse en France, aller étudier en Angleterre, lâcher ma job et me lancer dans une carrière artistique à temps plein. Et ça, c’est juste celles que j’ai mises à exécution (j’ai encore BEN des idées, et des plus grandioses encore).

J’ai remisé longtemps bien des idées parce qu’on me faisait sentir que j’étais « trop », que mes idées étaient ben belles, mais que ça demeurait du domaine des rêves. On me prenait pas au sérieux. Et j’ai essayé d’être une adulte raisonnable. Non seulement j’ai trouvé ça plate en ta, mais j’ai juste pas eu la capacité de jouer le rôle bien longtemps.

Si c’est ça être une adulte, alors je suis une fière enfant : mes idées, mes rêves sont immenses. Et c’est du domaine du très possible pour moi. Pourquoi ça le serait pas?